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    lundi, 31 mars 2025 16:03

    Le but ? « Objectiver et qualifier l’enjeu du logement dans les politiques publiques communales ; comprendre les freins et les difficultés auxquelles font face les élus »

    Le Parisien 31 mars 2025

    Les résultats n’ont rien d’un scoop, mais ils mettent en lumière une réalité préoccupante. Le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) de la Charente-Maritime – association créée par le département – a mené une enquête entre le 7 novembre et le 13 décembre 2024 auprès des élus locaux du territoire, en partenariat avec LesCityZens, une agence de conseil spécialisée. Le but ? « Objectiver et qualifier l’enjeu du logement dans les politiques publiques communales ; comprendre les freins et les difficultés auxquelles font face les élus », détaille l’organisme. Il apparaît que 91 % des communes estiment que le logement est un enjeu fort ou très fort. 71 % déclarent être confrontées à une crise.

    Quelques disparités apparaissent selon la taille des communes et leur situation géographique, d’autant que 26 % d’entre elles ont répondu à l’enquête (107 communes sur 463). « Mais cela représente 46 % de la population du département, ce qui est déjà bien pour un premier jet », souligne Cyrille Poy, fondateur de LesCityZens. « Plus les villes ont d’habitants, plus la crise est perçue comme forte. Cependant, les maires des petites communes voient le logement comme un moyen de maintenir les services et les écoles grâce à l’arrivée de nouveaux habitants. Pour certains, c’est existentiel », ajoute-t-il.

    « Réhabiliter les centres-bourgs »

    À travers cette prise de pouls, plusieurs difficultés sont évoquées : un fort besoin en logements locatifs (32 % des répondants), une inadéquation générale de l’offre et de la demande (21 %), un manque de foncier (13 %), des prix élevés (11 %), un manque de logements locatifs sociaux (7 %) et une forte présence de résidences secondaires ou de meublés de tourisme (7 %). « C’est un fait, il y a une pénurie de logements locatifs et une baisse des demandes par peur de ne pouvoir acheter ou relouer », confirme Alexandre Druet, président de la FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) en Charente-Maritime et gérant d’une agence dans l’île de Ré.

    Il appelle les élus « à se rapprocher des professionnels de l’immobilier pour construire une feuille de route cohérente. Il y a des solutions (…) Concernant le foncier, il faut réhabiliter les centres-bourgs. Les lotissements en périphérie sont gourmands en foncier, des communes se meurent. Tout le monde n’a pas besoin d’un pavillon avec trois chambres. Une vieille bâtisse peut être divisée en appartements », estime-t-il.

    Alexandre Druet prône également une révision profonde du bail locatif, milite pour le développement de la colocation, pour le retour du PTZ (prêt à taux zéro), etc. Le CAUE, lui, organise le cycle « Habiter demain en Charente-Maritime » prévu en 2025 et 2026 pour épauler les élus sur cette thématique. La programmation est en cours d’élaboration.